Informations sur les Complications de la Chirurgie du Membre Supérieur

Ce n’est pas parce que l’on en parle qu’elles vont survenir...
Il faut cependant les connaître pour les détecter et les traiter plus rapidement.

Les complications chirurgicales orthopédiques dépendent du type d’intervention.
La liste ci-dessous n’est ni contractuelle ni exhaustive.

 

INFORMATIONS CONCERNANT LA CHIRURGIE PROGRAMMÉE DU MEMBRE SUPÉRIEUR

Il existe certains éléments compromettants le pronostic avant traitement d’une affection du membre supérieur comme* :

- Un traumatisme antérieur ayant modifié l’anatomie

- L’importance, l’ancienneté et l’étendue des dégâts anatomiques (brèche tendineuse de l’épaule par exemple)

- La paralysie d’un nerf pré-existante

- Le temps écoulé entre l’apparition des symptômes et la prise en charge chirurgicale (canal carpien, maladie de Dupuytren...)

 - L’addiction tabagique et/ou à l’alcool: la nicotine retarde significativement la cicatrisation des plaies et expose à un plus grand risque d’infection du site opératoire +++

 - L’état général (coeur, poumon, foie, ostéoporose, grand âge, démence...)


Complications possibles après traitement chirurgical d’une affection du membre supérieur comme* :

 - L’Algodystrophie ou syndrome algodystrophique  est une des complications les plus frequentes. Elle est malheureusement indépendante de la prise en charge chirurgicale. La prise en charge de la douleur et l’adaptation de l’immobilisation sont les principaux éléments de prévention. L’algodystrophie est responsable de raideur des articulations de la main et de l’épaule, douleurs diffuses de rythme inflammatoire (nuit) Ce syndrome particulier nécessite une prise en charge spécifique de la douleur
 - Une parésie ou paralysie d’un nerf (humérus/nerf radial), une compression d’un nerf par oedème ou le cal osseux, décompensation d’un syndrome du canal carpien (nerf médian au poignet), névrome cicatriciel, etc.
- L’infection superficielle ou profonde nécessite une antibiothérapie adaptée voire une détersion du site opératoire (nouvelle chirurgie).
- Problèmes de cicatrisation, ils sont beaucoup plus fréquents après une  lésion traumatiques ouvertes (plaie par cutter, perceuse, tronçonneuse, etc.….). Le tabac joue un rôle péjoratif majeur et compromet parfois la réalisation de certaines techniques de réparation.
- Une complication d’ordre anesthésique ou en rapport avec votre état de santé préexistant (malaises, trouble de l’équilibre, perte de mémoires, troubles sensitifs souvent transitoires après une anesthésie locorégionale).

 - La non consolidation d’une ostéotomie ou pseudarthrose nécessite une ré-intervention pour relancer la consolidation osseuse.
 Le tabac joue un rôle négatif majeur dans la consolidation osseuse.
- Un hématome compressif ou non pouvant nécessiter un geste de drainage ou de décompression.

- La phlébite du membre supérieur est rare, le traitement anticoagulant n’est jamais systématique
- Démontage de l’ostéosynthèse, rôle de l’ostéoporose.

- Beaucoup plus rarement : transfusion sanguine, mycose d’immobilisation, etc.
- Séquelles articulaires enraidissant et ce malgré une parfaite réparation des tendons (de la coiffe des rotateurs de l’épaule par exemple), ou d’une hémolyse bien faite, séquelles anatomiques (cals vicieux), séquelles neurologiques, séquelles douloureuses.

- Invalidité sportive et/ou professionnelle définitive. Le reclassement professionnel est quasi obligatoire après chirurgie des tendons de l’épaule ou une tendinite du coude.


L’ecchymose et l’oedème sont extrêmement fréquents après la chirurgie et ne peuvent donc pas être considérés comme des complications à proprement parler! Cependant ces symptômes peuvent participer à la douleur.

 
* Liste non exhaustive